Un livre, un dessin

Evidemment, ils auraient pu éviter le rose Barbie pour le titre. Mais bon, dans la librairie, il m’a quand même donné envie de l’acheter. La quatrième de couverture promet en effet de découvrir “comment débusquer, comprendre et combattre les mille et un traits du sexisme ordinaire dans le monde du travail”. L’auteur, ou plutôt l’auteure, si je m’en tiens aux préconisations de son livre, est issue de la haute fonction publique et a été chargée d’un rapport sur la question. Le bouquin adopte une écriture plus légère et s’adresse à toutes les lectrices (même les zappeuses “tiens-mon-ordi-est-encore-allumé-il-se-passe-quoi-sur-Twitter comme moi). Si certains passages sont très parlants, le livre reste centré sur des histoires de cadres, très ancrées dans ce que j’appellerais la “culture entrepreneuriale”, et ce malgré les efforts de l’auteure pour diversifier les témoignages. Mais bonne nouvelle, avec la sortie du livre (à l’automne dernier), un site web a été mis en place pour recueillir de nouveaux témoignages. Il est plutôt bien foutu, et se trouve par là.

Allez, trêve de blabla sérieux, un petit dessin pour résumer :

En bonus, un extrait du livre plutôt bien senti :

“Il suffit d’ailleurs d’une seule petite phrase pour que le spectre des trois NON [Non disponibles, non flexibles, non mobiles, ndsoph] apparaisse dans l’esprit de la personne décisionnaire et l’incite à éjecter ainsi une rivale potentielle. Cette formule miracle est simple. Elle comprend quatre mots : “Elle a des enfants !” Quatre petits mots qui tuent et qu’il convient de glisser à son interlocuteur la tête légèrement baissée et l’air faussement bienveillant. Ajoutez “la pauvre” et ce sera parfait ! Et si la rivale n’a pas encore d’enfants, dites simplement : “Je pense qu’elle compte avoir des enfants”. Et si elle n’en veut pas, si elle le proclame urbi et orbi, lancez quand même, à tout hasard : “Elle a l’âge d’avoir des enfants”, ce qui, compte tenu de l’allongement de la période de fécondité des femmes, vous protège correctement de toutes les talentueuses âgées de 20 à 45 ans.”

2009 en quelques traits

Facebook ou la vraie vie

L’hiver a un avantage certain : la nuit précoce qui dévoile, derrière les fenêtres illuminées, les intérieurs des gens. Quel type de personne peut bien être le propriétaire de cette bibliothèque immense que j’aperçois de biais depuis le trottoir ? Ici, des néons, là une ambiance tamisée sous le plafond haut, ici un micro-onde en équilibre près de la fenêtre, chez eux la télévision dans le fond. Ces bouts de vie étrangères, ce petit plaisir de saison, me permettent de contempler la vie des autres et leur univers, ce que j’adore, évidemment, on est voyeur ou on ne l’est pas.

Mais cette année, j’ai mieux. J’ai Facebook. Oui, Facebook, qui m’a permis de retrouver cette fille, copine de collège ou lycée, je ne sais plus très bien, peut-être les deux, que j’avais, par hasard, recroisée dans un train, à l’époque où le TGV-Est n’existait pas et que ça sentait bon le vieux Corail pourri. Plus jamais revue depuis. Mais sur Facebook, c’est devenue mon amie. Pas au terme d’une quelconque correspondance, non, juste comme ça, ce clic qui fait “veux-tu être on ami(e)”, et l’autre, de peur de vexer ou juste parce que ça ne peut pas faire de mal, clique sur “oui”.

Et ça fait deux ans qu’elle apparaît régulièrement dans ce fil-aquarium qu’est mon Facebook. Il y a d’abord eu la maison. “Notre nouvelle maison”, était titré l’album-photo, et c’était beaucoup mieux qu’un catalogue Ikea (qui avait visiblement sponsorisé la maison entière, ceci dit). Stickers au mur, lumières d’ambiance, baie vitrée avec nature à perte de vue, salle de bains et dressing de princesse, le tout dans un camaïeu de couleurs neutres ultra-zen, ça valait largement un épisode de Valérie Damidot. J’avais presque l’impression d’être la famille, à la fin, qui fait des “ooooh” et des “aaaaaah” en découvrant le grenier repeint en rouge laqué. Un peu plus tard, j’ai aussi eu la nouvelle maison sous la neige, encore mieux.

Mais évidemment, c’était pas fini. Quelques mois plus tard, j’ai eu le décompte avant le mariage. Y compris l’enterrement de vie de jeune fille, avec son lot de photos de groupe, et de déguisement de petits diables. Mais alors pour le mariage, ça a évidemment été le déferlement sur Facebook. Le compte-à-rebours m’a maintenue en haleine des jours, (vont-ils se dire oui, est-ce que tout va bien se passer ? ), et puis les photos, la voiture, la robe pour la mairie, la robe pour l’église, bref, un truc de fou. Je passe sur le voyage de noces à Hawaï, hein, et viens aux dernières nouvelles. Quelle surprise, un bébé pour juin. Statuts facebook à propos de nausée, de pas boire d’alcool et de sandwiches nocturnes… Avec, en bouquet final, la photo de profil en robe rouge devant le sapin.

Mais l’autre jour, une nouvelle demande d’ami sur Facebook. “On était en primaire ensemble”, dit le message. Le souvenir est très flou, le nom me dit vaguement quelque chose. Non, allez, une ça suffit. “Ignore”, et adieu saison 1 épisode 1 de la vie de “ancien camarade de classe”. Pas envie de devenir moi-même un cobaye en vitrine pour des zinconnus. Même si c’est certainement déjà le cas.

Le cousin d’Hermann

Hermann et son cousin

Scène de la vie quotidienne

Chéri en train de jouer à  Wolfenstein : “Tain j’ai tué au moins cinquante bosches, et ils me paient que 500 dollars ! 62 j’en ai tué ! Démembré 14 et brûlé 4 ! Heureusement que j’ai volé de l’or nazi !”

Sinon, tout va bien.

Affaire Sarkozy à Berlin : Hermann témoigne

Hermann à Berlin en 1989

“Mon bon ami Juppé m’a appelé le 9 pour me dire qu’il se passait quelque chose. Mais le temps que j’arrive, on était le 16. On s’est retrouvés à Checkpoint Charlie pour boire des bières. Cette photo a été prise par Nicolas Sarkozy, alors secrétaire général adjoint du RPR.”

Côté obscur de la rue

Un samedi après-midi normal dans un 12e arrondissement tout ce qu’il y a de plus normal.

Evidemment, qui c’est-y que je croise pas en bas de chez moi ? Ce bon vieux Darth. Il avait dû laisser son costume à la teinturerie.

Dark Vador en vadrouille dans le 12e

Festiblog

Hermann-par-Lucile-Gomez

Merci à Lucile Gomez pour ce joli dessin.

Way of life

What would Buffy do ?

Que ferait Buffy dans cette situation ? C’est ce que se demande Alex (Xander) quand il se sent tout perdu, apprend-on dans un épisode de la quatrième saison (que je viens de regarder en entier en moins de deux semaines) (que oui, j’ai encore un kravail et que non, je n’ai pas fait grand chose d’autre de ma trépidante vie).

Eh bien une certaine Jana Riess en a fait un style de vie, et surtout un livre, que je vous invite à feuilleter (en anglais) ici.

Au programme : le sacrifice personnel, savoir apprendre de la mort, connaître la force de l’amitié, et pardonner plutôt que se venger… Et oui, il fallait lire “Que ferait un bon américain qui va à  l’église” sur le couverture…

Bon, et là, je me dis, que ferait Buffy, et je pense qu’à cette heure-ci elle irait patrouiller, alors ben… Allez on dit non. Vais aller me coucher plutôt.

Epouvantail

On a plein de pigeons à la fenêtre. J’aime pas ça.

Des pigeons à ma fenêtre

Alors j’ai une arme secrète.

Attention les pigeons voilà Hermann

Bon, ok, ça a pas l’air de marcher, là. Mais c’est parce qu’ils n’ont pas encore vu cette vidéo :


Tortue VS Pigeon

Alors dès que les pigeons ont Dailymotion, moi je vous dis ça va voler dans les plumes !

Pigeons terrorisés par Hermann